Pavel
Ou comment je n'ai rien à faire de ma vie.
Pavel est beau. Je ne vais pas présenter le contenu de ma page en quelques phrases comme suggéré parce que tout le monde peut très aisément déduire (en se référant au titre) que cette page parle de PAVEL.

Mardi 1er Mars 2006

Bonjour, Blog.

Dimanche passé, je suis allée voir Pavel à la maison bancaire (nom fictif) où il travaille. Quelques jours plus tôt, j'avais fait des remontrances à Georget (nom fictif) comme quoi il manquait de dévouement face à nous matcher moi et Pavel, et qu'il aurait franchement pu faire mieux et s'investir un peu plus. Georget m'a décontenancée en me demandant en retour pourquoi je ne l'appelais tout simplement pas moi-même. Devant tant de bon sens, je n'ai pu que fermer ma trappe et prendre mon trou. C'est ce que j'allais faire, l'appeler, puisque, comme d'habitude, j'étais la seule à être en mesure de faire quoi que ce soit pour que cette foutue relation avance. Pas question que ce soit Pavel qui m'appelle, non, monsieur est russe, il n'appelle pas.

Sauf que je n'avais pas son numéro de téléphone. Alors je suis allée l'attendre, appuyée sur sa voiture, dans la stationnement de son lieu de travail. D'une manière où d'une autre, il a appris que j'étais là. Je pense que quelqu'un a dû aller voir Pavel (un de ses confrères de travail) et lui dire 'man, y'a quelqu'un qui touche à ton char'. Ces travailleurs manuels sont très prompts à s'énerver lorsqu'une de leurs possessions (principalement lorsque ladite possession est une extension métaphorique de leur pénis) est mise en péril. Je pense que, d'une manière ou d'une autre, le fait que j'aie été appuyée sur le char le mettait en péril. Je dois avouer que c'est pseudo retardé comme mentalité, surtout que mon manteau avait beaucoup plus de chances de s'abîmer au contact de la carosserie du char que l'inverse. D'ailleurs, je pense que je l'ai sali, parce que la voiture de Pavel était sale.

Bref, Pavel est sorti vêtu de son tablier orange, aux côtés d'un acolyte mâle qui a promptement fait demi-tour lorsqu'il a constaté, enfin j'imagine, que je n'étais qu'une fille, et donc que le péril était, quoique bel et bien présent, minime. Ou du moins que Pavel pouvait conduire l'affaire sans son aide.

Pour faire court, Pavel a été assez sauvage, mais je sais que c'est parce que je l'ai pris par surprise et qu'il n'a pas su comment réagir devant l'ampleur de ses émotions pour moi. En plus, il devait être mitigé entre avoir envie de me bûcher parce que je touchais à son précieux char et me demander en mariage. L'important est qu'il m'a donné son numéro de téléphone malgré tout.

Ah, Pavel.




Vendredi 24 février 2006

Avant-hier soir, je suis allée chez mon amie Julie II (autre surnom) pour jouer aux dominos. C'est un jeu de dominos spécial, où nous avons chacun une couleur de train, et comme nous étions beaucoup le frère de Julie II a décrété que nous représentions chacun un pays. Je représentais évidemment la Russie, et j'ai évidemment gagné parce que j'avais fait le bon choix de pays, et parce que j'étais très près de Pavel qui habite sur le même rue que Julie II. J'ai gagné sauvagemment, en buchant tout le monde et en enculant les plus arrogants.

Je dédie cette glorieuse victoire à Pavel, l'homme de ma vie.



Jeudi 16 février 2006

Hier, je suis allée porter mon CV au Blockbuster près de l'endroit où Pavel travaille. Ils ne cherchaient personne pour le moment, mais l'assistant-gérant m'a dit que le roulement d'employés est fort, et qu'ils m'appelleraient probablement éventuellement. Je suis confiante.

Voir le lieu de travail de Pavel m'a mise dans un état pensif. J'ai vaguement recherché sa voiture dans le stationnement, mais je n'ai rien vu. J'ai par contre aperçu un employé de la Maison Bancaire (nom fictif). La tablier orange m'a rappelé Pavel et j'ai souri bêtement. Puis j'ai ri, parce que j'étais heureuse. Je pense que c'est l'aura de Pavel. Elle trône partout où il va.



Dimanche 12 février 2006

Bonjour, Blog.

Tout d'abord, blog et fidèles lecteurs, pardonnez mon silence de pratiquement trois mois. J'expliquerai tout dans quelques instantas, mais comprenez en premier lieu que de rencontrer Pavel fut un choc, et que je ne pus réagir autrement qu'en trouvant refuge dans la fuite et le terrement. Après 78 jours de lâche dissimulation, je consens finalement à reprendre mes activités quotidiennes et/ou hebdomadaires sur ce blog.

Il me serait aisé de vous faire croire que je tombai, à la vue de Pavel le 26 novembre dernier, dans un coma de 78 jours dont je ne m'extirpai que ce matin. Je pourrais aussi inventer que Pavel était à mon chevet lors de mon réveil, qu'il me tenait la main et que l'amour voguait sur les larmes de joie qui perlaient aux coins de ses yeux. Mais tout cela serait mensonge éhonté, oh oui, et je n'ai jamais menti sur ce blog, oh non. J'assume le fait que je fus veule et pusillanime, et que je n'écrivis pas à cause des problèmes mentaux que la rencontre de Pavel me causa.

Il y a beaucoup à dire, alors la plus simple manière de faire est de relater le tout en commençant par le début. Cela remonte au 26 novembre 2005.

J'étais dans un état de stress sans équivalent à l'idée d'être en présence de Pavel. J'avais 45 millions de tonnes d'attentes, et 46 millions de tonnes de peur que ces attentes soient au bout du compte violées, déçues, parasitées ou qu'elles restent sur leur faim. Mais ce ne fut pas le cas. 

PAVEL SURPASSA TOUT CE QUE J'AVAIS ESCOMPTÉ QU'IL SERAIT.

Oh, la la, et même plus. Je n'entre pas dans les détails, ce serait trop long. Décrire Pavel correctement prendrait des millénaires, et cela ne lui rendrait pas justice. La seule chose qui peut rendre justice à Pavel, c'est être en sa gracieuse présence. Pavel se fait justice mieux que quiconque.

Après la soirée (qui se termina par un lift de Pavel jusqu'à ma somptueuse demeure), je fus sur un high émotif pendant quelques temps. Puis, je changeai l'adresse de ce blog et me questionnai sur sa validité et sa pertinence. Maintenant que Pavel était réel, et non plus un simple objet de fantasme, devenais-je automatiquement une CONNASSE en continuant ce blog? Je me doutais bien que oui, c'est pourquoi je modifiai son nom et le dissimulai dans les tréfonds d'internet. 

On me demandait ce qu'il était advenu de ce blog, et invariablement je détournais astucieusement les questions et enlignais imperceptiblement la conversation vers autre chose. J'avais honte. Pavel étant maintenant tangible, continuer à tenir ce blog me rabaissait au niveau d'une pré-pubère ou d'une jumelle Olsen, ce que je ne pouvais supporter.

Entre-temps, je revis Pavel. Il y a de cela environ une semaine, un peu plus. Ce fut encore plus jouissif que la première fois. Il y eut une quantité incroyable de connexions profondes entre nous. Des choses comme... lui qui prononce mon nom, ou bien... bon, d'autres exemples ne me viennent pas en ce moment, mais notre tension mutuelle fut palpable toute la soirée. Tout comme la première fois, le rêve se termina par un obligeant lift de sa part jusqu'à mon château. En refermant le pont-levis de ce dernier derrière moi, mon coeur était sur le point d'exploser d'amour et d'admiration devant ce que je considérais comme DER Gott, et devant le fait salement accompli que c'était ce même fucking Gott qui venait de ma ramener chez moi.

Bref.

Aujourd'hui, j'ai réalisé qu'arrêter d'écrire ce blog revenait à n'être pas fidèle à moi-même. Certes, plusieurs se questionneront sur ma santé mentale. Oui, plusieurs penseront s'être trompés sur mon compte et ne percevront pas toute la subtile pureté de ce blog, mais je prends la décision de me respecter et de continuer à créer une pièce unique d'histoire et d'humour en compilant électroniquement témoignages et fabulations sur le thème de Pavel.

Je fais d'ailleurs le serment suivant :

Lorsque je sortirai avec Pavel, je lui montrerai ce blog.


Folle?
Non. Tout simplement en avance sur son temps.

 



Samedi 26 novembre 2005

Je suis très fâchée parce que, hier, j'ai parlé à Georget et il m'a dit que ce soir il avait un souper avec Pavel. En tentant tant bien que mal de cacher mon enthousiasme débordant, je me suis invitée. Je lui ai dit que je l'appellerais aujourd'hui, mais il a insisté pour que ce soit lui qui m'appelle. Il est fucking 17h32 et je n'ai pas de nouvelles. Je suis sûre qu'ils sont en train de souper sans moi. Je suis sûre que Georget a perçu mon excitation et ne m'appelle pas exprès. Je hais Georget, je le hais hais hais hais hais hais hais. IL FAIT TOUT POUR GÂCHER LA PLUS BELLE HISTOIRE D'AMOUR DESTINÉE À EXISTER DEPUIS TOUJOURS.

Si je ne vois pas Pavel ce soir, je fais une crise de nerfs. D'ailleurs, chaque seconde qui passe alourdit mon fardeau et je ne sais pas combien de temps je pourrai durer.
 
Écrire sur ce blog me calme à peine. En fait, j'envenime mes sentiments. Non, une chance que ce blog existe, ça me permet le je-me-moi à la post-modernité inquiète (quête identitaire oblige).

Bon, je viens d'envoyer toutes mes ondes mentales de haine vers Georget. J'espère que ça va le striker et qu'il va m'appeler sous la violence du choc.



Bon, ok, je l'ai appelé. Je vais chez eux tantôt.
Non, ce n'est pas pathétique. C'est l'amour.




Mardi 22 novembre 2005

J'ai récemment changé d'adresse courriel. Avant, j'utilisais Yahoo. Pendant longtemps. Un jour, j'ai rencontré Gmail et j'ai réalisé que Yahoo pue du bat intense. J'ai réalisé que j'avais beaucoup de haine refoulée et d'émotions bouleversantes, toutes contenues dans mon coeur. Je ne connaissais rien de mieux, alors j'aimais Yahoo. Avec Gmail, qui, lui, entre autres, ne m'agresse pas de 40 000 GIGANTESQUES publicités CHAQUE FOIS que j'ouvre mon fucking compte, je me sens bien et respectée. Je vis mieux avec moi-même et avec les autres. C'est vraiment un point positif dans ma vie.

Sauf que.

Dès que j'arrive à faire un petit pas vers le bonheur, il faut que des gens me barrent la route et tentent de me faire reculer. Ce fut et sera toujours ainsi avec les gens purs.

Quelques heures à peine après que j'aie envoyé un courriel à mes contacts pour les avertir de mon changement d'adresse, mon 'amie' Reinasse m'a réécrit pour déverser sa bile de vipère. Je vous laisse constater par vous-mêmes sa cruauté et la froideur de son coeur de glace :

'cette adresse mail est profondément mongole et pour montrer ma colère face à cette adresse totalement impossible à retenir:
 
pavel ne t'aime pas et t'aimera pas plusse avec cette adresse mail débile avec des kk pour sembler plusse russe.
 
rl.'

Je suis prête à jurer sur la tête de Pavel que je n'invente rien et que j'ai vraiment reçu ce courriel de la part de cette reine de manoir qui se prétend mon amie. Vraiment, dans un moment où Pavel manque cruellement à ma vie, BIEN JOUÉ POUR ME FAIRE ATTEINDRE LE FOND.

Il ne me reste que ce blog. Et Pavel, parce qu'au fond de moi, je le réitérerai jusqu'à ma mort et même après :


                                     L'amour triomphe toujours.



Dimanche 20 novembre 2005

Hier, j'ai vu le film Harry Potter IV. J'ai beaucoup pensé à Pavel pendant la projection, parce que Krum est bulgare, et tout ce qui est Europe de l'est m'évoque Pavel. J'ai beaucoup ri aussi pendant le film, parce que Daniel Ratcliff est hilarant dans sa manière de toucher sa cicatrice chaque fois qu'elle lui fait mal. Son jeu d'acteur est vrai et intense.

Och, Pavel. You haven't given me an earnest of your good faith, but still, I believe.
Pour me récompenser de ma niaise persévérance, je me permets de mettre sur ce blog un sketch de Monty Python. Je pourrai ainsi m'y référer chaque fois que j'ai de la peine et que, pour me consoler et me remonter le moral, je relis la totalité de mon blog.

Four well-dressed men sitting together at a vacation resort. "Farewell to Thee" being played in the background on Hawaiian guitar.

Michael Palin:  Ahh... Very passable, this, very passable.

Graham Chapman:  Nothing like a good glass of Chateau de Chassilier wine, ay Gessiah?

Terry Gilliam:  You're right there Obediah.

Eric Idle:  Who'd a thought thirty years ago we'd all be sittin' here drinking Chateau de Chassilier wine?

MP: Aye. In them days, we'd a' been glad to have the price of a cup o' tea.

GC: A cup ' COLD tea.

EI: Without milk or sugar.

TG: OR tea!

MP: In a filthy, cracked cup.

EI: We never used to have a cup.  We used to have to drink out of a rolled up newspaper.

GC: The best WE could manage was to suck on a piece of damp cloth.

TG: But you know, we were happy in those days, though we were poor.

MP: Aye.  BECAUSE we were poor.  My old Dad used to say to me, "Money doesn't buy you happiness."

EI: 'E was right.  I was happier then and I had NOTHIN'.  We used to live in this tiiiny old house, with greaaaaat big holes in the roof.

GC: House?  You were lucky to have a HOUSE!  We used to live in one room, all hundred and twenty-six of us, no furniture.  Half the floor was missing; we were all huddled together in one corner for fear of FALLING!

TG: You were lucky to have a ROOM!  *We* used to have to live in a corridor!

MP: Ohhhh we used to DREAM of livin' in a corridor!  Woulda' been a palace to us.  We used to live in an old water tank on a rubbish tip.  We got woken up every morning by having a load of rotting fish dumped all over us!  House!?  Hmph.

EI: Well when I say "house" it was only a hole in the ground covered by a piece of tarpolin, but it was a house to US.

GC: We were evicted from *our* hole in the ground; we had to go and live in a lake!

TG: You were lucky to have a LAKE!  There were a hundred and sixty of us living in a small shoebox in the middle of the road.

MP: Cardboard box?

TG: Aye.

MP: You were lucky.  We lived for three months in a brown paper bag in a septic tank.  We used to have to get up at six o'clock in the morning, clean the bag, eat a crust of stale bread, go to work down mill for fourteen hours a day week in-week out.  When we got home, out Dad would thrash us to sleep with his belt!

GC: Luxury.  We used to have to get out of the lake at three o'clock in the morning, clean the lake, eat a handful of hot gravel, go to work at the mill every day for tuppence a month, come home, and Dad would beat us around the head and neck with a broken bottle, if we were LUCKY!

TG: Well we had it tough.  We used to have to get up out of the shoebox at twelve o'clock at night, and LICK the road clean with our tongues. We had half a handful of freezing cold gravel, worked twenty-four hours a day at the mill for fourpence every six years, and when we got home, our Dad would slice us in two with a bread knife.

EI: Right.  I had to get up in the morning at ten o'clock at night, half an hour before I went to bed, (pause for laughter), eat a lump of cold poison, work twenty-nine hours a day down mill, and pay mill owner for permission to come to work, and when we got home, our Dad would kill us, and dance about on our graves singing "Hallelujah."

MP: But you try and tell the young people today that... and they won't believe ya'.

ALL: Nope, nope..

THE END


Merci, Monty Python.




Dimanche 13 novembre 2005

Alors, comme exemple de joke poche que j'avais demandé de ne pas me faire, voici ce que mon amie Reinasse (autre alias) m'a envoyé :

 allo.
> je suis pavel.
> je veux te marier.
> on se voit quand?
> je t'aime déjà.

> pavel.






> haha!!
> Ben non, c'est jusse moi, ********.
> haha!!
> quelle blague drôle!
> oh la la!! je me marre!
> toi aussi j'espère?

> rl.

Merci, Reinasse, d'avoir fourni un exemple de quoi ne pas faire pour me briser le moral. C'est vraiment très peu drôle, et je pense quand même avoir un bon sens de l'humour, mais ça, vraiment, ce n'est pas drôle. C'est presque méchant... une autre entrave sur mon chemin du bonheur. Personne n'accepte que Pavel et moi ayons un amour aussi pur. Pur. Comme de l'eau pure. Ou comme un bébé puma qui miaule parce qu'il a faim. Comme les glaciers et les fronts chauds. Comme Patrick Swayze.

Alors asphyxiez-vous tous avec votre impie jalousie.
Au fond de moi je sais que l'amour triomphe toujours.



Samedi le 12 novembre 2005

Hier, j'ai fait qqch de mal. J'ai soupé avec un autre gars. C'est pire que ça même, j'ai soupé avec une autre ethnie. Je me sens vraiment mal, même si mon amie Chi-chi (autre alias) m'a dit que c'était correct tant que je pensais à Pavel pendant la date. Sauf que je me sens mal quand même. Enfin, bon, ça n'a abouti à rien, alors ce n'est ni la fin du monde ni celle de ce blog.



Mercredi le 9 novembre 2005

Je me sens moins désespérée qu'avant-hier parce qu'il a fait soleil et qu'étant une Romantique dans l'âme, mes émotions sont réglées d'après les saisons. Tantôt, ma mère a fait une crise et a chialé contre les arabes. Je lui ai crié après parce que Pavel est russe et que c'est une ethnie, tout comme les Arabes. Je pense que ma mère n'approuvera pas mon mariage avec Pavel. Mais je m'en fous, notre amour finira par triompher, comme dans l'excellente comédie romantique Fever Pitch. J'aime Drew Barrymore, il n'y en a pas deux comme elle pour avoir l'air à la fois incrédule et outrée. Je m'identifie beaucoup à ses personnages. Je pense que je serais prête à payer jusqu'à 3500$ pour son autographe. J'espère que Pavel apprécie aussi ses talents d'actrice, parce qu'ainsi, quand nous habiterons ensemble, nous pourrons louer des films comme Never Been Kissed, ou Home Fries, et nous délecter des diverses expressions faciales de Drew Barrymore durant des heures et des heures.

*Soupir*

Vivement le futur.



Lundi le 7 novembre 2005

Bonjour Blog. Aujourd'hui, je ne me sens pas bien parce que j'ai réalisé que dromadaire était devenu payant. Il ne reste que deux misérables modèles de pages web gratuites pour les pauvres au coeur pur. Moi qui rêvais d'offrir tout ce qu'il y a de plus beau et de plus féérique à Pavel, me voilà bien déconfite. Comment Pavel pourra-t-il m'aimer si je ne le comble pas avec de l'or et des émeraudes? Autant abandonner tout de suite.

Tout de même, j'ai pris la peine de faire une page web pour exprimer la violence de mes émotions à propos de Dromadaire :

http://perso.dromadaire.com/vodka_barrow/dromadaire.html

Désolée, j'aurais voulu le mettre en hyperlien, mais comme je ne fais pas 1 million de dollars par année, je n'ai pas droit à ce luxe sur mes pages web de va-nu-pieds.



Dimanche le 6 novembre 2005

Pavel s'est acheté un char brun, supposément une cadillac des années 80 qui consomme une quantité extraordinaire d'essence. Les paroles de Pavel à peu près rapportées 'Je me rends au cégep avec tous les jours. C'est crissement long, mais j'ai de la classe quand j'arrive."

Pavel, je sais que je te néglige beaucoup ces temps-ci, mais comprends moi, notre amour commence à se faire attendre. Je ne me désintéresse pas, ne t'inquiète pas, c'est juste que d'autres prétendants attendent, et bon, quand tu seras prêt, tu me le diras, moi je serai là pour toi. N'oublie jamais que nous sommes des âmes soeurs, Pavel.

J'espère vraiment que tu tombes sur cette page, un jour, Pavel, et que tu voies tout le respect qui t'est porté, cosaque. Yes, you rule. People would kill to drink your spit. Et je sais que tu n'as à peu près pas de vie sociale, which means chances are you'll end up on this site. Don't act as though you've never googled your name.

Je pourrais essayer de mettre des photos et des liens sur ce site. Le rendre plus complet que mes simples émotions littéraires. Rendre ce site le temple de notre amour. Oh oui, moi qui n'ai aucune vie, voilà un noble but. Je pourrai même écouter les versions radiophoniques des épisodes de The Next Generation dans mes écouteurs pendant que s'écouleront les heures que je passerai à modeler cette offrande électronique à Pavel.

Ceci dit, j'aurais une demande spéciale à formuler.

DEMANDE SPÉCIALE :
Si vous lisez cette page et que vous n'avez aucune idée de ma véritable identité, écrivez-moi à l'adresse suivante : koskenkorva.flows@gmail.com pour me dire de quelle manière vous avez retonti sur ce site. Les dessous de l'internet me fascinent. Pas autant que Pavel. Mais quand même. Internet est presque toute ma vie, donc merci.

S'il-vous-plaît le peu de gens que je connais qui viennent sur ce site (Julie et les autres), ne m'écrivez pas pour me faire des blagues. Je déteste les blagues non-drôles. Merci.

Pavel, si tu tombes sur cette page, marie-moi.



Dimanche 2 octobre 2005

J'ai de nouveau rêvé de Pavel, décidément l'homme de ma vie.

Mes rêves de lui catalysent beaucoup de sphères de ma vie, j'imagine, mais, plus que tout, ils me laissent comme me laisse la drogue. Comblée pour un moment, comblée comme peu de choses me comblent, mais par la suite bien déprimée de constater que la réalité est toute autre.

Donc je vais relater mon rêve en écoutant la chanson 'Querer', qui est des plus appropriée parce que querer signifie aimer en espagnol et j'aime Pavel.

J'ai rêvé que Pavel et moi sortions ensemble. Pourquoi, je l'ignore. Nous sortions ensemble, mais nous ne nous connaissions pas vraiment, et j'avais l'impression que Pavel se sentait contraint d'être en ma présence. Il ne le montrait pas directement, mais je sentais ses réserves. Il fut ainsi jusqu'au moment où nous allâmes au lit ensemble. Sur le coup, je me suis sentie mal, parce que je me sentais sexuellement objetisée, de un, mais aussi parce que jusque là je ne m'étais pas sentie attirée par Pavel qui était d'ailleurs dans ce rêve gros et très très peu sexy (je me souviens que j'étais dégoûtée à l'idée de l'embrasser).

Alors quand Pavel a commencé à me tripotouiller, je me suis retournée vers lui et je lui ai dit 'Pavel, nous allons nous marier et nous ne nous connaissons pas.' (J'imagine que dans ma tête le fait que nous sortions ensemble impliquait le mariage éventuel. Je pense que parce qu'il est russe je m'imagine que le mariage est obligatoire. Et qu'il va me battre, que sa mère va être grosse, sans dents, et que nous mangerons des patates bouillies avec de la farine et de l'eau...) Après quoi nous engageâmes la conversation. Nous avons beacoup parlé dans les minutes qui suivent, fait beaucoup de choses ensemble, si mon rêve était un film, il y aurait un montage de notre relation qui évolue. Et nous sommes devenus très intimes. Je me souviens de nous, plus tard, dans la même position sur le lit, moi contre lui, en train de discuter. Et Pavel était devenu beau. Je me souviens de l'avoir regardé bien en face et qu'il n'était plus gros et que j'étais attirée.

Bon. C'était un très beau rêve, et je me suis sentie triste quand je me suis éveillée, ça m'arrive dans les passes où ma vie n'est pas très excitante.

Bref, jeudi ou mercredi peut-être soir je suis allée porter mon CV à la Maison Bancaire où Pavel travaille. Merci à Julie qui a attendu avec moi et qui s'est tapé moi qui remplis le questionnaire et l'ambiance chieuse de là-bas. Ils ne m'ont pas rappelée, mais je ne désespère pas. Au pire je postulerai dans des commerces voisins. Pavel est une entreprise à long terme vu que c'est l'homme de ma vie. J'ai tout le temps. Et s'il est avec une autre quand je parviendrai à lui, je la tuerai, ou quelque chose. Mais je n'aurai probablement pas à aller jusque là, puisqu'il me reconnaîtra, m'aimera et lâchera grosse vache pour moi.

Je ne désespère pas, mais quand même... PAVEL, QUAND TE RENCONTRERAI-JE? QUAND M'AIMERAS-TU AUTANT SINON PLUS QUE JE NE T'AIME?



Mardi 20 septembre 2005

J'ai décidé que si je publiais un jour un livre, je le dédierais à Pavel pour avoir nourri autant d'intensité et pour avoir été ce qu'il est. Je n'étais pas vraiment un être humain avant de connaître Pavel. Je n'étais qu'une loque. Pavel m'a sauvée. Comme un Dieu sauve un mortel. Notre amour est pur.

Avant-hier, j'ai rêvé que je chevauchais un cheval dans la forêt et que je tirais des loups et des chevaux avec un fusil de chasse. Je ne sais pas exactement pourquoi je tuais des chevaux, ni pourquoi je tuais des loups non plus au fond, mais je sais que Pavel aurait sauté de joie parce que Pavel adore les armes.



Lundi 19 septembre 2005

La nuit de samedi passée, j'ai rêvé que je me promenais à la maison bancaire, en quête de Pavel. Il n'était pas derrière son comptoir habituel, alors je l'ai cherché jusque dans la section réservée aux employés. Je ne l'ai pas trouvé, mais j'ai trouvé des photos de lui dans une rivière dans la forêt. Sur la première photo, il était tout petit, comme si la photo avait été prise de très loin. Seulement, plus les photos avançaient, plus il grossissait. Je pense que ça veut dire que je me rapproche de Pavel.



Vendredi 16 septembre 2005

La nuit passée j'ai rêvé intensément de Pavel. Je le rencontrais par hasard, je ne me souviens plus comment, et nous avons passé beaucoup de temps ensemble. Il avait un chandail bleu. (Ça fitte avec la fois où j'ai rêvé qu'il me demandait de porter juste du bleu. Le bleu est notre couleur. Nos deux âmes doivent être de cette couleur.) Nous avons passé beaucoup de temps ensemble, nous devions éventuellement aller au spectacle de Strato ensemble. Nous étions chez moi ensemble. Ce n'était pas chez moi. Il y avait ma soeur et une vieille dame. Elles vivaient les deux là. Je vivais avec elles je pense. Je ne sais pas qui est la vieille dame. Elle avait l'air un peu russe. Je pense que la maison était autant la mienne que la maison de Pavel. La mienne à cause de ma soeur, la sienne à cause de la vieille russe. Nous étions assis sur le canapé et nous parlions comme des inconnus qui apprennent à se connaître.  À un moment, je me souviens, il était très près de moi et j'avais très envie de le toucher, mais je n'ai pas osé parce que nous ne nous connaissions pas. Tout le long, il était semi-hostile. Plus sur ses gardes qu'hostile.
Sauf à un moment, vers la fin, quand il a dit "j'imagine que tu vas dire à tes amies que tu m'as trouvé stupide...". Ce n'est pas le genre de Pavel. Normalement, je trouverais ça très gai qu'un gars me dise ça. Mais chez Pavel, ça sonnait comme une fragilité longtemps refoulée qui ressort finalement.

Nous marchions aussi dans la rue. J'aimerais me souvenir de nos conversations.



Mercredi 14 septembre 2005, plus tard

Aujourd'hui, j'ai un peu perdu de mon fantasme sur Pavel, et ça m'a fait beaucoup de peine. Mais Pavel est si peu enclin à s'ouvrir à moi ces temps-ci... il a beaucoup de soucis. Il se pose des questions sur sa vie. Il devrait savoir qu'il peut se confier à moi, pourtant.

Je ne veux pas arrêter d'aimer Pavel. Si j'arrête d'aimer Pavel, plus rien ne me fait vivre. Aussi bien mourir.



Mercredi 14 septembre 2005

Je déteste tous les jours de septembre où Pavel n'est pas avec moi.
Dromadaire est un outil merdique qui enregistre mal mes modifications.
Mais vachier dromadaire.
Tu ne réussiras pas à t'interposer entre moi et Pavel. Même si je dois remettre la police de la bonne grandeur chaque fois que je fais un retour de chariot.
Ou que tu n'enregistres pas mes modifications.
Blog de merde.
Vie de merde sans Pavel.



Lundi 12 septembre 2005

Bonjour, blog. La nuit dernière, j'ai rêvé de Pavel. C'était beau. J'avais rendez-vous avec Georget (autre alias) qui devait me présenter à Pavel. Quand je suis arrivée, Pavel était en train de dire à Georget qu'il y avait une fille qui était venu le voir à son travail qu'il trouvait cute (moi). Il m'a vue arriver, m'a reconnue, a rougi et a dit à Georget qu'il continuerait plus tard.

Ce rêve est sûrement à cause de ma visite d'hier. J'ai vu Pavel à la Maison bancaire (où il travaille - nom fictif), mais contrairement à mon rêve, ça s'est très mal passé. Je lui ai demandé si je pouvais le déranger et il a dit "non, je suis occupé". Alors je suis partie.

Sur le coup, j'étais découragée, mais je suis décidée à ne pas abandonner. La persévérance paie toujours. En tout cas dans pas mal tous les films que j'ai vus.




Samedi 10 septembre 2005

Aujourd'hui, j'ai été malade. Pavel m'aurait trouvée ridicule parce que lui ne boit pas d'alcool. J'étais malade à cause de l'alcool, j'en ai beaucoup beaucoup bu hier. Pour oublier que ma relation avec Pavel est presque inexistante. Je pense que je vais essayer de retourner le voir un jour. En attendant, voici une ode à mon envie de Pavel que j'ai écrite il n'y a pas longtemps :

Je veux Pavel.
Je veux Pavel.
 
Imagine.
 
Pavel.
 
Allez, vie, allez.
Donne-moi Pavel.
Un tout petit Pavel.
Ce n'est pas une montagne demander
Ce n'est pas un miracle exiger
Ce n'est qu'un Pavel désirer!
 
Alors Pourquoi
Vie
Pourquoi
Dis-moi
Me refuses-tu ce choix?
Ce choix de lui dire oui ou non
Ce choix de me taire ou d'expirer son nom.
 
Pourquoi dois-je attendre
Alors qu'il est si près
À l'espoir je ne peux que me pendre
Car point encore il ne me connaît.
 
Vers H*** ****
Je me dirigerai
Ce paradis de vis et de veaux
De ventilateurs et d'épées
Chez H*** ****
C'est décidé,
Pavel, je baiserai.

C'est une belle ode parce que c'est Pavel qui me l'a inspirée.
Quand je vais sortir avec Pavel, et que ma relation avec lui sera solide, je devrai sûrement effacer ce blog. Ou peut-être le lui montrer? Soit il aurait peur, soit il trouverait ça drôle ou malsain ou il me laisserait ou il m'aimerait plus. C'est difficile à prévoir. La vie est si imprévisible.



Jeudi 8 septembre 2005


Je ne comprends pas encore bien le fonctionnement de ce blog, c'est un peu compliqué parce que ce n'est pas clairement indiqué quoi remplir, quoi non, quoi changer, quoi aimer, bon. Je vais commencer par mettre l'ode que mon amie Julie (tous les noms ont été changés (sauf celui de Pavel) pour ne pas que Pavel me retrace s'il tombe sur ce site... il me trouverait trop BS) a écrite.

Oh, Pavel, oh,
L'homme qui de tous cache le plus ses maux
L'homme qui dans sa caverne, pointe du doigt
Tous ceux qui n'y sont pas.
Car sa caverne est une mine merveilleuse
où une fleur de cristal attend d'être cueillie
Et pour s'y rendre, aventure périlleuse,
Seule survivront des gens comme *******.
En route tu croiseras des femmes aux coeurs brisées
Aux rêves acrochés à ce Pavel sacré
Mais seule *******
Être supérieur
Touchera son pénis
Intérieur
Bonne route ma belle
Surtout ne m'oublie pas
Ne te perds pas dans Pavel
Et la virilité de ses bras.

Voilà, merci Julie. C'est tout pour aujourd'hui. Bonne nuit Pavel, je t'aime.